Environnement et durabilité

Le 8 novembre 2013, le typhon Haiyan touchait l'archipel des Philippines, pays partenaire de G3W-M3M, laissant derrière lui des milliers de morts et des millions de personnes affectées. Des centaines de milliers d'hectares de cultures ont été détruits privant la population de ses sources principales de revenus. Aujourd'hui encore, beaucoup de familles se retrouvent sans toit ni revenu pour subvenir à leurs besoins primaires. Typhons, tornades, tsunamis, sécheresse, inondation, le changement climatique fait, selon l'OMS, 150 000 victimes par an partout dans le monde. Mais les populations ne sont pas égales face au changement climatique. Les pays du Sud sont plus souvent frappés que les pays du Nord par des catastrophes naturelles telles que des typhons ou des tornades. Ainsi, 95% des décès causés par les celles-ci ont lieu dans des pays pauvres.

Cette situation ne tendra pas à s'améliorer. Les experts préviennent  que si aucun changement n'a lieu en matière d'émissions de CO2 (rejet de gaz principalement causés par l'industrie, la production d'électricité, la déforestation, l'agriculture et le transport) les pays du Sud seront davantage touchés par des catastrophes naturelles chaque fois plus destructrice. Entre 2030 et 2050, on s'attend à ce que le changement climatique entraîne près de 250 000 décès supplémentaires par an. D'ici 2050, on estime à 200 millions le nombre de réfugiés climatiques (personnes ayant du fuir leur pays pour des raisons climatiques).

Nous avons besoin d'un changement de société

Pour G3W-M3M, il est urgent que nos gouvernements mettent en place des actions pour diminuer nos émissions de CO2 et arrêter la destruction de notre environnement. Nous avons besoin d'une autre société qui soit socialement et économiquement durable. Malgré l'urgence, on constate que ce n'est pas encore la priorité de l'Union européenne. Sous la pression des lobbys industriels, celle-ci favorise les activités de ses multinationales dans des politiques de libre-échange afin d'acquérir de nouveaux marchés, principalement dans les pays du Sud. Mais, alors que ces pays sont les plus vulnérables au changement climatique, ils sont également victimes du pillage et de la destruction de leur ressources naturelles par les multinationales. Cela renforce davantage leur vulnérabilité face au changement climatique.

Un travail durable pour M3M et ses partenaires

G3W-M3M a son rôle à jouer dans la lutte contre le changement climatique et attache donc une importance toute particulière à l'environnement au sein de son travail quotidien. Ainsi, nous faisons en sorte d'avoir un environnement de travail sain (qualité de l'air, isolation du bâtiment, nourriture saine, locale et fairtrade) et respectueux de l'environnement ( politique d'achats locale, économies d'énergie etc.). Chaque membre du personnel a son rôle à jouer en adoptant des gestes en accord avec les valeurs de l’organisation.

Mais cela n'est pas suffisant. Pour G3W-M3M, il est essentiel de sensibiliser les citoyens, de les organiser et de les mobiliser à travers des campagnes pour qu'ils fassent pression sur notre gouvernement pour qu'il prenne des décisions politiques en faveur du bien-être de la planète et des populations.

Nous accompagnons nos partenaires du Sud et en Belgique à intégrer des politiques environnementales dans leur travail. Au travers d'un échange de bonnes pratiques, nous leur donnons, d'une part, des outils pour diminuer leur impact environnemental au quotidien. Par exemple, nous leur proposons une check-list environnementale pour l'organisation d'événements tels que des formations ou conférences (covoiturage, nourriture locale, énergie, papier, etc.). D'autre part, nous développons ensemble notre analyse du changement climatique, de ses causes et conséquences. Elle est utile pour faire le lien entre nos campagnes (santé, libre-échange, migration) et le changement climatique afin de donner davantage de poids à nos revendications.

Les secteurs publics au service de la population

Afin d’avoir le contrôle sur les secteurs clés qui ont un impact considérable sur l’environnement et le climat, nous voulons que l’Union européenne n'empêche pas ses États-membres de nationaliser les secteurs tels que l’eau, l’énergie et les transports publics. Nous voulons que ces secteurs soient au service de la population et non pas du profit de certaines multinationales. Les accords commerciaux conclus par l’Union européenne doivent exclure ces secteurs de leur champ d’application. De manière générale, les secteurs publics et sociaux (santé, éducation, accès à l’eau et à l’énergie, etc.), fondamentaux pour la population, doivent rester aux mains des pouvoirs publics. L’Union européenne doit cesser d’imposer leur libéralisation.

Des investissements durables

Afin de lutter efficacement contre le changement climatique et de diminuer ses émissions de CO2, nous voulons de l’Union européenne qu’elle investisse dans le développement de son économie locale en promouvant le développement de l’énergie renouvelable, de l’agriculture locale, des initiatives citoyennes locales et des emplois locaux. Nous voulons laisser les énergies fossiles dans le sol. Nous ne voulons pas d’une Europe qui investisse dans de fausses solutions ( en terme de risques sanitaires et environnementaux, de consommation d’énergie, de coûts, etc.) telles que le stockage et la séquestration du carbone, la compensation carbone, la géo ingéniérie ou encore l’exploitation de gaz de schiste et de sable bitumineux promue actuellement dans les accords TTIP et CETA.

 

Téléchargez le checklist environnement de M3M ici

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