03/05/18

100 étudiants philippins en marche pour le climat

La Journée de la Terre, le 22 avril 2018, n'est pas passée inaperçue aux Philippines. Notre partenaire CCNCI a organisé une action à l'université philippine pour davantage d'union dans la lutte contre le changement climatique. Plus de 100 étudiants ont fait entendre leur voix.
Le combat pour le climat est un combat contre l'inégalité !

Forts ensemble, pour les droits humains et pour le climat

A travers le Unity Eco-Walk, Climate Change Network for Community Initiatives (CCNCI) met l'accent sur l'importance de la collaboration  des organisations sociales dans la lutte contre le changement climatique.

CCNCI est un réseau d'organisations philippines fondé après le cyclone dévastateur Haiyan en 2013 et depuis 2017, il est devenu un partenaire officiel de M3M.

Le réseau a organisé différentes initiatives dans les communautés pour lutter contre le changement climatique dans les régions les plus vulnérables du pays. Ce combat se fait en premier lieu en s'attaquant à la mi-sère et à l'inégalité sociale.

 

Cette proposition de loi est la plus grande menace pour le climat

Les mouvements sociaux ont beau critiquer depuis des années la loi actuelle sur les mines “Mining act of 1995”, une nouvelle proposition de loi est actuellement sur la table. Elle aura des conséquences encore plus néfastes pour la population et l'environnement. En effet, le parlement philippin envisage de permettre à l'avenir que la terre, l'eau, les minerais, l'énergie, l'agriculture et d'autres ressources naturelles soient à 100% entre les mains d'entreprises étrangères. Une telle appropriation par le secteur privé n'est pas une bonne chose pour les gens. La gestion actuelle des mines en est une preuve vivante. Selon les organisateurs de la Unity Eco-Walk, “la propriété complète des ressources naturelles signifiera encore plus de pillage et de violence à l'encontre des activistes environnementaux”.

 

Un pays d'Asie dangereux pour les activistes

Un contre-pouvoir fort est donc nécessaire. Mais se battre pour le climat n'est pas sans danger aux Philippines. En 2017, 41 activistes y ont été assassinés. Ce qui fait des Philippines le pays d'Asie le plus dangereux pour les défenseurs de la terre et du climat. Pour les activistes locaux, le danger se situe dans le style autoritaire du président Duterte contre ceux qui luttent pour la protection de leur environnement.

 

Savoir donne des forces pour lutter

A l'issue de l'Eco-Walk, les étudiants ont organisé diverses activités éducatives pour apprendre à connaître la beauté et l'importance de la nature. Ils sont allés écouter des oiseaux, ont fait une promenade centrée sur les arbres indigènes et se sont rendus dans un musée de la nature. Les jeunes activistes ont pu se rendre compte de l'impact qu'aurait la remise par le gouvernement philippin des ressources publiques naturelles à des investisseurs privés.

CCNCI a également organisé un atelier de jardinage urbain (Urban Gardening), une introduction pour les enfants dans l'univers de l'activisme climatique. Des paysans et des groupes de population indigène ont raconté leur lutte sociale. Ils ont montré aux enfants comment ils revendiquent leurs droits face au gouvernement philipppin, qui choisit toujours le côté des multinationales étrangères.

 

L'accent sur les scientifiques locaux

Le même jour, CCNCI a rejoint une dizaine d'autres organisations locales pour une “March for Science” (Marche pour la Science), réclamant du gouvernement qu'il investisse davantage dans la recherche scientifique. Ces organisations regrettent le manque de confiance aux scientifiques locaux dans leurs recherches au sujet du changement climatique.

Les manifestants ont également appelé les scientifiques, ingénieurs et techniciens philippins à s'unir et à s'investir davantage pour le développement d'une recherche authentiquement philippine qui réponde aux besoins de la population et protège les ressources et l'autonomie nationales.

 

 

 

 

 

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